Une vidéo d'entreprise rate rarement à cause de l'animation. Elle rate parce qu'on a voulu tout dire, parce qu'un validateur est arrivé trop tard, ou parce qu'elle a été pensée pour un endroit où personne ne la regarde. Ces erreurs coûtent des semaines, des versions en plus, et parfois une vidéo que personne n'utilise.
Voici les neuf qu'on rencontre le plus souvent, surtout dans les grands groupes, et comment les éviter.
1. Vouloir tout dire
Trois messages, c'est déjà beaucoup. Douze, c'est aucun. Chaque message ajouté affaiblit les autres, et allonge la vidéo au-delà de ce que le spectateur regardera.
À faire : écrire le message en une phrase avant tout. Les autres deviennent des arguments de soutien, ou une autre vidéo.
2. Ne pas savoir ce qui doit se passer après
« Faire connaître l'offre » n'est pas un objectif. Un prospect qui demande une démo, un commercial qui présente le produit sans notes, un salarié qui comprend la réorganisation sans appeler son manager : ça, ce sont des objectifs.
À faire : décrire le comportement attendu dans le brief. C'est lui qui décide du ton, de la durée et du format. Notre modèle de brief commence par là.
3. Découvrir les validateurs en cours de route
C'est l'erreur la plus chère. Le juridique, la conformité, une filiale ou la direction découvrent la vidéo une fois animée, et demandent des changements qui auraient pris dix minutes sur le script.
À faire : lister tous les validateurs au cadrage, avec ce que chacun valide et à quelle étape. Notre article sur la validation par le juridique, les RH et la conformité détaille la méthode.
4. Valider sur l'animation plutôt que sur le script
Une animation est le pire support pour valider un fond : on ne peut pas l'annoter ligne à ligne, et chaque changement coûte cher.
À faire : valider le fond sur le script, la forme sur le storyboard, par écrit, avant d'animer. Les étapes d'une vidéo motion design sont construites pour ça.
5. Écrire le script comme un texte à lire
Un script écrit pour l'écrit est trop long, trop dense, plein de phrases qu'on ne peut pas dire d'une traite.
À faire : écrire pour l'oreille, une idée par phrase, et lire le script à voix haute, chronomètre en main. Notre modèle de script minuté donne le compte de mots.
6. Penser la vidéo pour un seul écran
La vidéo validée en salle de réunion, sur grand écran et avec le son, sera surtout regardée sur un téléphone, dans un fil, sans le son.
À faire : prévoir dès le script les textes à l'écran, les sous-titres et les déclinaisons pour chaque canal. Notre article sur la durée d'une vidéo d'entreprise donne les repères canal par canal.
7. Commencer par le logo
Cinq secondes d'introduction de marque, ce sont cinq secondes pendant lesquelles on fait défiler.
À faire : commencer par le problème que le spectateur reconnaît. Le nom arrive ensuite, avant la vingtième seconde.
8. Choisir le style avant le message
« On voudrait quelque chose de dynamique, en 3D. » Le style se choisit après le script, pour servir le message, pas avant.
À faire : partir de l'objectif, puis choisir le style. Notre article motion design, animation, 2D ou 3D aide à trancher.
9. Ne rien prévoir pour la suite
Les droits, les fichiers sources, les langues, les mises à jour : si ce n'est pas écrit dans le devis, c'est une négociation plus tard.
À faire : demander au devis qui détient les droits, si les fichiers sources sont livrés, et comment les chiffres se mettent à jour. Notre article sur le prix d'une vidéo motion design liste les questions à poser.
En résumé
Presque toutes ces erreurs se règlent avant la première image : un message, un objectif, des validateurs connus, un script validé, des canaux prévus. C'est ce que notre process fait à chaque projet, et ce qui nous permet de tenir un prix fixe et une date. Pour la vue d'ensemble, lisez notre guide de la vidéo motion design en entreprise.